Carole Delga renouvelle son soutien aux Maîtres restaurateurs

Publié le 17/12/2014 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Lundi 15 décembre s'est tenue à Bercy la 4e assemblée générale de l'association. La secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire a clôturé les travaux.

Ces derniers mois, les propositions ont été nombreuses en matière de reconnaissance professionnelle : protection du nom Restaurant, le statut d'artisan restaurateur, l'artisan cuisinier et décret sur le fait maison, etc. L'assemblée générale de l'Association des Maîtres restaurateurs, le 15 décembre dernier à Bercy (Paris, XIIe), a été l'occasion Francis Attrazic de rappeler que l'association qu'il préside répond à tous ces sujets, puisque ses membres réalisent leur cuisine maison. Ils s'engagent à travailler des produits bruts essentiellement frais et à faire leur cuisine sur place. Et surtout, ils se soumettent au contrôle de l'État, qui valide leur engagement.

Afin de permettre à un plus grand nombre de postuler à ce titre et de recentrer les critères sur l'assiette, un décret doit établir un nouveau cahier des charges. Françis Attrazic est satisfait de la simplification engagée, qui ne va pas remettre en cause la qualité qui a prévalu à la création du titre. Le nouveau référentiel ouvrira la possibilité au salarié de postuler à ce titre, il doit aussi définir la notion de circuit court. Carole Delga, secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire a annoncé à l'assemblée la signature dans les prochains jours de ce nouveau cahier des charges, afin qu'il soit opérationnel en début d'année 2015.

Polémique sur l'artisan cuisinier 

André Marcon, président des chambres de commerce et d'industrie (CCI) a de son côté rappelé son attachement au titre et au rôle des CCI, qui assurent la promotion du titre de Maître restaurateur et aident les professionnels à l'obtenir. Il a déploré la réduction des moyens accordés aux chambres, qui se répercutera sur les aides directes aux entreprises. Selon lui, le statut d'artisan cuisinier va compliquer l'information sur la reconnaissance professionnelle des cuisiniers. Il aurait en outre préféré que les fonds qui seront consacré à ce nouveau statut bénéficient au titre de Maître restaurateur. Carole Delga a tempéré : le statut d'artisan cuisinier repose sur le volontariat, il n'est pas nécessaire de prévoir un budget pour le mettre en place.