Un léger mieux pour l'hôtellerie en février

Publié le 04/04/2013 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Selon Deloitte In Extenso, le marché hôtelier français a enregistré une légère hausse de l'occupation en février. Cette timide progression a toutefois été partiellement rognée par des prix moyens en baisse.

Globalement les performances de l'hôtellerie française sont meilleures en février qu'elles ne l'étaient en janvier, selon la note de conjoncture mensuelle de Deloitte In Extenso. L'occupation progresse dans quasiment toutes les catégories à l'exception de l'hôtellerie super-économique, en recul de près de 1 %. Le bilan de février ne pousse cependant pas à un optimisme effréné car les prix moyens sont tous en recul par rapport à février 2012. La baisse est limitée, puisqu'elle reste inférieure à 2 % pour toutes les catégories, mais c'est cependant un signal inquiétant.

Au final, la hausse de l'occupation tend à équilibrer la baisse du prix moyen. Deux exceptions à cette tendance : l'hôtellerie de grand luxe, dont le chiffre d'affaires hébergement progresse de 2,3 %, et l'hôtellerie super-économique, dont le RevPAR est en baisse de 1,8 %.

Aléas du calendrier scolaire

L'analyse des différents marchés hôteliers montre toutefois un territoire national beaucoup moins homogène que d'ordinaire. On retrouve bien les tendances à la hausse de l'occupation parisienne et azuréenne mais le bilan des grandes agglomérations est très contrasté. L'amplitude des évolutions est particulièrement forte en matière d'occupation. Ainsi, pour le segment milieu de gamme, l'évolution de la fréquentation s'échelonne de - 22 % à Cannes, à + 14 % à Nancy. Le phénomène se retrouve dans toutes les catégories. L'hétérogénéité des performances doit beaucoup aux aléas du calendrier scolaire. L'année dernière, les académies A (Caen, Grenoble, ) et C (Bordeaux, Paris) étaient essentiellement en vacances au mois de février alors que l'académie B (Aix-Marseille, Amiens) l'était surtout en mars. Cette année, c'est l'inverse, avec à la clé une clientèle d'affaires plus présente sur certains marchés. Ce facteur n'est certainement pas le seul à avoir affecté le marché hôtelier, mais il semble avoir eu un effet déterminant.

 

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