La restauration de camping mise sur la qualité et le service dans le Var

Publié le 25/06/2013 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

restaurant-licence 483 - Var Avec 237 campings recensés en 2012, l'offre est variée dans le département. Une concurrence qui incite les établissements à tout mettre en oeuvre pour fidéliser la clientèle.

L'Eurosurf Campéol à Hyères est un immense établissement du bord de mer, accueillant jusqu'à 1 500 personnes en haute saison. Le camping dispose d'un snack et d'un restaurant, tous les deux donnés en gérance, avec des offres démarquées pour répondre à tous les segments de clientèle. Le restaurant Les pieds dans l'eau, géré depuis trois ans par Helen Thomas, attire aussi bien la clientèle du camping que les clients locaux. Ces derniers permettent de faire vivre l'arrière-saison, viennent passer une journée à la plage en profitant des activités proposées (location de matelas, jet-ski), ou y célèbrent des fêtes familiales. Avec 150 couverts en terrasse, le restaurant peut accueillir de grandes tablées.

Pendant l'hiver, la cuisine de l'établissement a été entièrement refaite. Le gérant a voulu monter en gamme pour sortir du traditionnel poulet-frites de camping. "Quand on fait des plats maison, il y a plus de travail, il faut plus de place en cuisine. Depuis trois ans, mon choix a été d'avoir un bon rapport qualité-prix. Il n'y a pas que le Var comme destination de vacances. Si on veut garder nos touristes, il faut redonner du service, assurer un bon accueil, faire les choses bien. Mon personnel est briefé en ce sens", analyse-t-il.

Un travail de fond

Ainsi, Helen Thomas et son chef Ludovic Vautrin, travaillent à l'ardoise avec au choix cinq salades, huit plats et des suggestions du jour pour pouvoir proposer des produits frais. La sèche et gambas à la plancha, à 18 €, est le plat qui fonctionne le mieux. "C'est un travail de fond pour lutter contre la mauvaise réputation de la Côte d'Azur. Il faut donner de la qualité pour fidéliser la clientèle", déclare le chef. Avec une clientèle de plus en plus volatile et un département où la concurrence ne manque pas, les responsables de restaurants de camping confirment qu'il faut fidéliser les clients dès leur arrivée.

Patrick d'Hotel, propriétaire du camping familial La Vidaresse à Sainte-Anastasie-sur-Issole, au coeur de la Provence Verte, constate lui aussi que les soirs qui fonctionnent le mieux sont les samedis et dimanches, où il réalise une soixantaine de couverts. Si certains se plaignent de la crise, lui, bien que situé dans l'arrière-pays, continue à avoir une clientèle fidèle et son ticket moyen est resté stable. "Depuis la hausse du prix de l'essence, les clients hésitent à rouler pour aller au restaurant, ils restent plus facilement sur place", explique le propriétaire.

Les soirées qu'il propose deux fois par semaine, avec menu unique, plat et dessert à 18 € avec animation fonctionnent bien : entre 80 et 100 personnes à chaque fois, et des "clients qui consomment plus en soirée. Ils sympathisent entre eux, n'ont pas la voiture à prendre, ils se font plaisir", précise-t-il. Une grande piscine chauffée et des événements comme les rassemblements de motards lui ont assuré un mois de mai florissant : des week-ends fériés complets et près de 600 couverts servis en dix jours.

Des prix accessibles

D'autres, on fait le choix de ne pas augmenter les prix cette année.Bernadette Jolivot, gérante du Domaine de la Cigalière au Cannet des Maures, remarque que les clients font attention. "Cette année, on a réaligné les prix sur ceux d'il y a deux ans. On se met à la place du client et on préfère le fidéliser", déclare-t-elle. Le camping est doté d'un snack, géré par Myriam et Bruno, avec une carte simple, pizzas, salades, grillades. Bernadette Jolivot le rappelle : "On n'a pas la prétention d'un restaurant. On a simplifié la carte pour être vraiment orienté snack. Si les clients veulent aller au restaurant, ils vont dans les commerces du village."

Au Sun Snack, au camping Eurosurf Campeol à Hyères, Guillaume Sebillaud et Nicolas Porphyre observent que si la fréquentation est stable, les clients font attention aux à-côtés. "En 2012, on a clairement vu une baisse des ventes de boissons, surtout chez les juilletistes." Les deux associés ont "la volonté de rester bas sur les prix pour rester accessible au plus grand nombre". Des professionnels varois qui ont pris conscience que des abus ont trop longtemps été pratiqués et que la concurrence touristique rend nécessaire le retour à des prestations qualitatives à des prix raisonnables.

 

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