L'Umih craint une année noire en 2014

Publié le 28/10/2013 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

professionnel-licences4Le vote, jeudi 24 octobre, par les députés, de la taxe sur les boissons énergisantes, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, fragilisera avant tout les petits établissements estime le syndicat de la rue d'Anjou. Laurent Lutse, président de l'Umih cafés, brasseries, établissements de nuit, ajoute : « Ce n'est pas en créant une nouvelle taxe que les jeunes arrêteront de consommer ces boissons. Au lieu de sensibiliser et de faire de la pédagogie auprès des consommateurs, la répression fiscale s'accentue et va pénaliser une nouvelle fois nos petites et moyennes entreprises présentes sur tout le territoire ». L'Umih évoquait d'ailleurs la semaine dernière le profond « le ras-le-bol du secteur CHRD » face au « matraquage fiscal », aux « mesures qui découragent et fragilisent » les entreprises. « Sur le premier semestre de 2013, l'ensemble des indicateurs sont dans le rouge avec un risque majeur d'aggravation de la crise sur la deuxième moitié de l'année et en 2014 » constate le syndicat, chiffres à l'appui. « Les taux de défaillance dans nos entreprises atteint des records : +7% sur les 9 premiers mois de 2013 par rapport à 2012 , +8% pour la restauration, +5,9% pour les débits de boissons. Nous sommes le 3ème secteur le plus touché après l'agriculture et les services aux particuliers. La restauration concentre une défaillance sur dix – tous secteurs confondus - dont les 2/3 se situent dans la restauration traditionnelle. Le chiffre d'affaires de nos entreprises ne cesse de diminuer : Avec une baisse de 3,5% de son chiffre d'affaires l'hôtellerie-restauration est le 3ème secteur le plus touché en France derrière les travaux publics et la fabrication : - 5% de chiffre d'affaires au premier trimestre 2013 (versus T2 2012), - 3,5% de chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2013/Une nouvelle baisse de - 3.8% prévue en 2013 et l'écart se creuse plus particulièrement pour le service à table (SAT) qui recule de 6,72% au 1er semestre 2013. » Dans ce contexte extrêmement préoccupant, l'alourdissement de la fiscalité s'annonce dramatique aux yeux de l'Umih.  « Aujourd'hui, 37 % des dirigeants d'entreprises du secteur HCR déclarent avoir rencontré des difficultés d'accès aux crédits d'exploitation soit une hausse de 4 points par rapport à novembre 2012. Pire, le volume d'investissement des PME du Tourisme a perdu 5 points en mai 2013 par rapport à mai 2012…  Non, nous ne voyons pas la moindre reprise économique dans notre secteur » , affirme Roland Héguy, président confédéral de l'Umih.« Au contraire, nous subissons tous les jours, des nouvelles taxes et de nouvelles mesures qui viennent fragiliser un peu plus nos entreprises et nos salariés. Les grandes entreprises annoncent des plans sociaux. Ce ne sont pas les seules, il est temps de regarder la réalité du terrain. Sur l'ensemble du territoire, des milliers de TPE et PME mettent la clé sous la porte, dans le plus grand silence et dans l'indifférence générale. Des milliers d'hommes et de femmes se retrouvent sans travail, des milliers d'entreprises qui créent du lien social dans les zones rurales les plus reculées disparaissent. L'hémorragie continue et va s'amplifier au 1er janvier 2014. On va assister au plus grand plan social dans l'histoire de notre secteur d'activité : 1 point de TVA c'est 10 000 emplois détruits ».

 

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