L'Umih lance une pétition contre les commissions excessives des OTA

Publié le 18/11/2013 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Paris Les centrales de réservation en ligne auront-elles le dernier mot ou bien vont-elles se plier a de nouvelles règles commerciales ? Alors que Sylvia Pinel a annoncé hier que le gouvernement attaquait Expedia, l'Umih a décidé de lancer aussi auprès des hôteliers une pétition contre les commissions excessives des OTA.

Le poids croissant des commissions prises par les OTA pèse dangereusement dans les comptes d'exploitation des hôtels, considère l'Umih qui a lancé hier une pétition baptisée 'Front uni contre les commissions excessives sur le net'.             « Aujourd'hui, les centrales de réservation profitent de l'émiettement et de l'indépendance de l'offre hôtelière pour imposer aux hôteliers un montant de commission excessif et opaque. Le montant de base est déjà compris entre 15 et 25% du prix de la chambre. Or l'absence de transparence de l'algorithme de classement pousse à la surenchère, pouvant atteindre près de 30%. Nous appelons l'ensemble des 17 000 hôtels français représentant 650 000 chambres, employant 230 000 actifs à signer cette pétition afin que nous soyons plus forts ensemble pour rétablir des montants de commissions justes et transparents » ont déclaré Roland Héguy, président confédéral de l'Umih et Laurent Duc, président d'Umih Hôtellerie qui constatent depuis deux ans un « durcissement des relations contractuelles » déplorant un débat à sens unique. Thierry Amirault, président  de la Fédération internationale des Logis, qui s'est associé à la pétition, dénonce notamment le principe de parité tarifaire mis en place par les opérateurs. « Nous refusons de signer cette clause qui n'est pas acceptable. Nous devons restés maître de la gestion des prix et des chambres » estime l'hôtelier. Pour l'Umih, recueillir un maximum de signatures doit permettre « d'ouvrir le dialogue». Un constat partagé par Gérard Guy, président de la CPIH qui s'élève lui aussi contre le « dictat commercial » imposé au secteur, « au mépris des règles commerciales françaises ». Le texte de la pétition évoque ainsi le « ras-le-bol » de la profession  face à des agences en ligne qui «nous étranglent » et mettent « en péril nombre d'établissements ».

 

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