Péril en la demeure pour les restaurants de plage de Charente-Maritime

Publié le 12/12/2013 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Charente-Maritime. La loi littoral risque de pénaliser les professionnels du bord de mer, qui attendent les décisions administratives avec appréhension.

La préfecture de Charente-Maritime envisage d'appliquer le décret plage du 26 mai 2006 sur son littoral. L'information, publiée le 18 novembre, inquiète les propriétaires de restaurants du bord de mer, le texte prévoyant l'interdiction de toute construction en dur sur les plages. Quatre établissements pourraient être touchés, entre Saint-Georges-de-Didonne et Royan, avec obligation de déconstruction, sans aucune compensation et sans pouvoir de facto revendre un fond de commerce devenu inexistant. 

Les élus locaux, dont le député-maire royennais Didier Quentin, réclament une révision du décret, afin de permettre à ces restaurants de rester en place. Le Lido, la Réserve, l'Acapulco (à Royan), la Cazuela (Saint-Georges) seraient les premiers visés par cette mesure. Leur impact économique et les retombées fiscales qu'ils génèrent ont été estimés par la municipalité de Saint-Georges à plus de 50 000 € par saison, mais la perte serait encore plus conséquente pour leurs propriétaires. Lionel Tessier, patron de l'Acapulco, parle d' "une vie de travail et quarante ans d'exploitation familiale réduites à néant, sans aucune aide au départ", tandis qu'à la préfecture, on marque le pas : "Nos services étudient avec les élus les solutions." 

Le président de l'Umih 17, Richard Gendre (Le Richelieu à la Flotte-en-Ré), déplore cette situation : "Cela n'aurait pas de sens, d'autant plus qu'en période de crise, les hôteliers devraient être aidés dans leurs activités plutôt qu'être pénalisés." Réponse probable début 2014.

 

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