Le tourisme en France : une condamnation à mort ?

Publié le 27/06/2014 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Le 19 juin dernier, lors des conclusions des Assises du tourisme, M. Fabius a rappelé que le tourisme est un secteur stratégique pour la France. Il représente plus de 2 millions d’emplois directs et indirects, plus de 7 % de notre PIB, les trois quart réalisés par l’hôtellerie-restauration. Il rapporte plus d’une dizaine de milliards d’euros d’excédent à notre balance commerciale. 

Le 26 juin une semaine plus tard, les députés adoptaient un amendement relevant la taxe de séjour de 1,5 à 8 euros par personne et nuitée, soit une augmentation de près de 600 %. 

Les hôteliers d’Ile de France subiraient une taxe supplémentaire de 2 € par nuitée afin de financer les transports en commun. Au total, c'est un demi-milliard d’euros que Paris et la région Ile de France entendent taxer contre 57 millions d'euros à ce jour ! Un demi-milliard d'euros que les hôtels franciliens ne pourront pas répercuter sur la note du client en raison de son mode forfaitaire. 

« C’est une exécution en règle ! » s’insurgent les trois co-présidents du GNI, Gérard Guy président de la CPIH, Claude Daumas président de la Fagiht et Didier Chenet président du Synhorcat. 

« Ce jugement nous condamne, nous aurons droit à un enterrement de 1ère classe. » 

Comment peut-on croire une seconde un gouvernement qui fixait il y a une semaine, des objectifs ambitieux : la France 1ère destination mondiale en termes de recettes avec 100 millions de touristes ? 

Pas un seul pays touristique ne pratique une telle taxe. Les députés viennent de condamner à mort le tourisme français. Que cela soit dit ! 

Voici à combien se monte la facture : 

- doublement de la TVA en 3 ans 

- mise aux normes sécurité et accessibilité 

- commissions exigées des OTAs à hauteur de 20 à 25% 

- concurrence déloyale des meublés touristiques sans cadre fiscal et réglementaire 

- 4 hôtels indépendants disparaissent en France chaque semaine 

- aucun pays touristique ne pratique une telle fiscalité dissuasive 

 

 « La réaction sera cinglante » conclut le GNI. 

 

*Le GNI (Groupement National des Indépendants) est la seule organisation professionnelle du secteur à fédérer les entreprises indépendantes et patrimoniales : 23 000 hôtels, cafés, bars, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit employant 260 000 salariés.

 

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