Remaniement ministériel : quelles conséquences pour le tourisme ?

Publié le 27/08/2014 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

Suite à des propos d'Arnaud Montebourg critiquant la politique économique gouvernementale, Manuel Valls a remis sa démission. Le président de la République, François Hollande, lui a témoigné sa confiance et l'a chargé de composer un nouveau gouvernement.

Suite à une sortie cinglante d'Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Économie, sur la politique économique de la France le 24 août dernier, le gouvernement a effectué un remaniement ministériel le 26 août. Manuel Valls et François Hollande ont nommé Thomas Thévenoud secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger (où officiait auparavant Fleur Pellerin). Il avait notamment dirigé une enquête parlementaire sur la TVA en restauration en 2012. Emmanuel Macron prend la place d'Arnaud Montebourg au ministère de l'Économie. Carole Delga, elle, reste secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation, et de l'Économie sociale et solidaire. Enfin, Najat Vallaud-Belkacem a été nommé au ministère de l'Éducation nationale en remplacement de Benoît Hamon.

Nous mettrons de côté le fait que depuis plusieurs jours ce sont surtout les calculs politiques qui ont dominé et que la plupart des observateurs oublient de placer sur le dessus de la pile la seule question qui  rassemble les Français : quoi mettre en oeuvre immédiatement pour que le pays se redresse et qu'il ne dévisse pas dans une terrible récession ? Côté Bercy, si la gouvernance bicéphale n'a pas fonctionné, le tourisme, après avoir bénéficié d'un ministère plein avec Sylvia Pinel, n'a pas été sous estimé par le premier gouvernement Valls. Partagé entre Bercy et le ministère des Affaires étrangères, la transversalité du secteur n'a pas été maltraité malgré  les tentatives des députés à relever, par exemple, la taxe de séjour. En juillet, la profession a eu la sensation que la rentrée lui permettrait de discuter cartes sur table. Il ne s'agit pas ici de corporatisme mais bel et bien d'un besoin, pour un chef d'entreprise, qu'il soit de TPE, PME ou plus, d'obtenir une lisibilité. Même nécessité pour les salariés.

Changer de gouvernement crée un séisme psychologique. A quoi va-t-il mener ? Cessons de parler de fracture. Les entrepreneurs comme les salariés sont réellement échaudés. Les assises du tourisme n'ont pas accouché d'une coquille vide, montrant l'importance du tourisme sur l'échiquier international. Les nouveaux maîtres d'oeuvre du gouvernement Valls II auront-ils les mêmes ambitions ? Qu'en pense le premier ministre lui-même ? Ce serait bien qu'il s'exprime aussi sur ce secteur qui fait partie intégrante du paysage économique. L'industrie touristique représente toutes les couches de la société. 

 

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