Anne Hidalgo déclare la guerre aux hôteliers parisiens

Publié le 10/02/2015 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Dénonce l'Umih et le GNC dans un communiqué, suite au projet de délibération relatif à la réforme de la taxe de séjour, présentée aujourd'hui lundi 9 février au Conseil de Paris.

En effet, selon le projet de délibération :

L'augmentation des tarifs de la taxe de séjour pour les hôtels au niveau maximum des plafonds du  barème fixé par la loi de finances 2015 ;

Le maintien du régime forfaitaire de la taxe de séjour pour les hôtels alors même que la Maire de Paris s'était engagée, simultanément, à instaurer la taxe de séjour au réel pour tous les hébergements marchands ;

L'instauration d'un d'abattement unique à 10% (alors que la loi prévoit une fourchette allant de 10% à 50%), soit le seuil le plus bas du coefficient d'abattement.

Les meublés et chambres d'hôtes seront pour leurs parts soumises à la taxe de séjour au réel. Ce qui permettra précise la délibération de faire appel aux professionnels de la location en ligne pour collecter la taxe de séjour.

Rappelant que la taxe de séjour forfaitaire qui est actuellement perçue sur près de 2000 établissements rapporte une recette annuelle de 40M€. Avec ces nouvelles dispositions, la Ville de Paris escompte une recette supplémentaire de 40M€ par an, soit le double de la collecte actuelle.

Ce qui revient à doubler le montant de la taxe de séjour pour les hôteliers parisiens. Ce qui n'est pas loin d'être inexacte quand on compare les montants fixés en 2014 avec ceux prévus à partir du 1er mars 2015. Avec le relèvement des plafonds instauré par la loi de finance pour 2015, le barème fixé pour un hôtel 5 étoiles passe de 1,50 € à 3 €, un hôtel 4 étoiles passe de 1,50 € à 2,25 €, un hôtel 3 étoiles de 1 € à 1,50 €, un hôtel 2 étoiles de 0,78 € à 0,90 €, un hôtel 1 étoile de 0,42 € à 0,75 € et les établissements non classés passent de 0,20€ à 0,75 €.

Pour l'Umih et le GNC, « il s'agit là d'un véritable hold-up qui se fait aux dépens des hôteliers parisiens et de la compétitivité touristique de la capitale de la 1ère destination mondiale. » Ces deux organisations s'interrogent « sur la légitimité de telles hausses et la précipitation contraire à la loi pour les appliquer,  et sont sidérés par de telles décisions qui viennent saper les efforts entrepris depuis près d'un an par Monsieur Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, en lien étroit avec nos professions pour promouvoir le tourisme en France. » 

Elles revendiquent conformément aux engagements de la Maire de Paris, l'instauration de la taxe de séjour au réel simultanément à la hausse des taux. 

 

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