RSI : Les restaurateurs ont manifesté lundi contre le "cauchemar des indépendants"

Publié le 11/03/2015 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

professionnel-licences4Près de 10 000 artisans et commerçants, venus de toute la France, ont exprimé, lundi 9 mars, à Paris, leur exaspération face aux multiples dysfonctionnements du RSI. Non au régime suicidaire des indépendants, stop au matraquage fiscal, notre futur est en danger pouvait-on lire sur les banderoles. Lancée à l'appel de l'association Sauvons nos entreprises, la manifestation s'est rendue du Jardin du Luxembourg aux Invalides. Aux côtés des coiffeurs, boulangers, plombiers ou encore serruriers, se trouvaient des restaurateurs, tous affiliés "obligatoires" du RSI. « C'est un système dont l'opacité est purement et simplement honteux. Il tue des très petites entreprises. Le pire, quand vous les appelez, c'est qu'ils vont même jusqu'à vous raccrocher au nez » témoigne l'un d'entre eux. Philippe Lhomme, président de la CPIH 16 et vice-président délégué national de la Confédération, était lui aussi venu dénoncer le « cauchemar des indépendants ». « J'ai le cas d'un établissement qui a fermé depuis 4 ans et dont l'ancien dirigeant reçoit toujours des appels de cotisation. Certains, du jour au lendemain, voient les montants tripler, quadrupler… ». Les revendications sont nombreuses mais c'est surtout l'absence de dialogue qui l'emporte. « On est face à un mur qui peut très vite vous broyer. Et les cas de refus d'indemnisation sans explication ne sont pas rares» déplore Alain Boutin, restaurateur poitevin et Secrétaire général de la CPIH. Même sentiment dans la bouche de Jean-Pierre Chedal, président des restaurateurs du Synhorcat, qui participait à la marche au nom du GNI également. Un peu plus loin dans le cortège, sifflet autour du coup, Jean-Luc Madec, président de la CPIH 78 et trésorier de la rue Barye, Stéphane Marion, président de la CPIH 44/85, avaient été rejoints par Guy Giquello, président de la Fédération des très petites entreprises qui résume sa présence dans cette phrase : « On nous méprise, les gens du RSI nous méprisent et l'Etat a laissé faire ». 

 

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