Nouveau calendrier scolaire : les professionnels de la montagne satisfaits

Publié le 03/04/2015 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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L'aménagement du nouveau calendrier scolaire, lié notamment à la réforme territoriale, a été dévoilé ce matin par la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. La réaction des professionnels est positive.

« C'est la première fois que le Ministère de l'Education nationale prend en considération les enjeux touristiques dans ses décisions. Lors de notre entretien bilatéral début mars avec le directeur de cabinet de Madame Najat Vallaud-Belkacem, j'ai  pu longuement exposer les problématiques de l'hôtellerie des sports d'hiver et l'importance du calendrier scolaire pour la survie économique de ces entreprises » a indiqué Claude Daumas, président délégué du GNI et président national de la Fagiht qui se félicite « sur le fond et la forme ».  L'avancement d'une semaine des vacances de printemps va permettre de rallonger la saison d'hiver reconnaît le groupement. « En effet, avec des vacances qui démarreront dans les premiers jours d'avril, les entreprises du secteur HCR peuvent espérer capter une clientèle qui souhaite profiter de la montagne et du ski dans un cadre différent de celui des vacances de février.  Des familles qui n'ont pas ou n'ont plus l'habitude de venir au ski vont pouvoir en profiter. Un nombre conséquent de salariés vont voir leur contrat saisonnier rallongé, ce qui est très positif pour eux mais également pour Pôle Emploi et la Sécurité sociale… » analyse encore Claude Daumas. Le redécoupage annoncé des zones « qui permet une bonne répartition et un équilibrage de la clientèle entre les massifs », le maintien des départs en vacances le samedi et les 4 semaines de vacances en février « constituent également de bonnes nouvelles pour les hôteliers restaurateurs de montagne.  Il faut être conscient que ces entreprises, qui sont pour la très grande majorité saisonnières, ont une rentabilité financière très mince et que leur chiffre d'affaires se réalise sur quelques semaines en hiver. Lorsque l'équilibre est si fragile, il faut veiller à ne pas les fragiliser plus encore» ajoute le dirigeant syndical. L'Umih, qui représentait le secteur de l'hôtellerie et de la restauration dans le cadre de la Concertation nationale sur les rythmes scolaires initiée par Vincent Peillon en 2012, et qui a participé à la concertation sur le calendrier scolaire lancée par Najat Vallaud-Belkacem, estime avoir été entendu. Il accueille avec satisfactions les points suivants :  « Avancement des vacances de printemps d'une semaine pour les années 2015-2016 et 2016-2017 permettant le maintien d'une forte activité touristique dans les stations de montagne et le maintien de centaines de milliers d'emplois.  Aujourd'hui, les emplois saisonniers, c'est 300 000 salariés sur l'ensemble de notre territoire. Telles qu'elles étaient initialement prévues, les vacances de printemps menaçaient 35 000 emplois.  - Maintien du rythme 7+2 entre la rentrée de septembre et les vacances de Noël. - Semaines de vacances pleines : des départs en milieu de semaine comme cela a été envisagé sur le calendrier 2017/2018 auraient été catastrophiques pour l'activité touristique. -Pont de l'Ascension pour tous : les élèves ne travailleront pas les vendredi et samedi suivants le Jeudi de l'Ascension pour les années 2015/2016 et 2016/2017. -Pas de rentrée des élèves avant le 1er septembre, et de sortie au-delà de la première semaine du mois de juillet : l'amplitude actuelle des vacances d'été est ainsi maintenue. » L'ANMSM (Association nationale des maires ses stations de montagne), qui a également participé à la concertation sur le sujet, vient également de réagir. Pour son président, Charles-Ange Ginesy, : « La refonte fixée par le Gouvernement résulte d'une action concertée des différents ministères qui souhaitaient atteindre un compromis prenant en compte l'intérêt général. Elle permet de favoriser les apprentissages des élèves tout en intégrant les réalités de l'activité économique des territoires. Cette nouvelle orientation est une bonne nouvelle pour l'ANMSM, impliquée dans l'élaboration d'une solution depuis plusieurs années, et un soulagement pour les acteurs de la montagne pour qui le dynamisme de l'emploi en station dépend aussi de cette période des vacances de printemps.» Le décalage des vacances de printemps d'une semaine, depuis l'hiver 2010-2011, a réduit de 70% la fréquentation des domaines skiables sur cette période selon les chiffres de l'ANMSM. Un consensus s'imposait.

 

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