Baromètre Deloitte-In Extenso : performances mitigées en mai pour l'hôtellerie française

Publié le 09/07/2015 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Si un certain nombre de destinations et la province, en moyenne, affichent de réelles progressions du chiffre d'affaires hébergement, à l'inverse, Paris, Lille, Marseille et un certain nombre d'autres villes enregistrent un recul.

D'après le baromètre Deloitte-In Extenso, les territoires ont affiché des performances particulièrement contrastées en mai, avec de fortes baisses de chiffres d'affaires sur certaines zones et des progressions sensibles pour d'autres. Paris enregistre une baisse sensible de l'occupation pour l'ensemble des catégories, de - 1 % à - 7 %. Les plus touchés ont été les hôtels de luxe et milieu de gamme. La baisse de l'occupation perdure sur la capitale et inquiète les professionnels, d'autant que les prix moyens sont en retrait de l'année passée, à l'exception des hôtels de luxe et des établissements haut de gamme standard. 

De réelles différences selon les territoires

À l'inverse, la province affiche globalement une progression du chiffre d'affaires hébergement. Seule l'hôtellerie économique se distingue en affichant un recul de 1 % du RevPAR. Les augmentations sont modestes pour l'hôtellerie super-économique (+ 1 %) et milieu de gamme (+ 1 %), et beaucoup plus affirmées pour les établissements haut de gamme (+ 6 %) et de luxe (+ 11 %). Toutefois, derrière les performances moyennes de la province, de réelles différences existent selon les territoires observés.

Le littoral s'en est plutôt bien tiré en mai. Il en est de même pour des villes comme Lyon, Grenoble et Nancy. À l'inverse, Avignon, Lille et Marseille affichent un net retrait par rapport à l'année passée. En 2014, le calendrier était davantage propice à des ponts longs, les 1er et 8 Mai tombant des jeudis - contre des vendredis cette année. Logiquement, les jours fériés auraient donc dû se traduire par une hausse de l'activité pour toutes les destinations d'affaires. L'explication est davantage à chercher du côté du calendrier scolaire, les destinations ayant enregistré des progressions sensibles de l'activité sont celles où les vacances de printemps de 2014 couraient sur une partie du mois de mai, contrairement à cette année. Reste Paris où la baisse de l'occupation paraît moins conjoncturelle.

 

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