Début d'année morose pour les boissons en CHR

Publié le 10/09/2015 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Selon CGA-Nielsen, les ventes de boissons dans les bars, hôtels, restaurants, pubs ou discothèques ont diminué début 2015 par rapport à 2014 (la période analysée courre de janvier à avril). « Les bières accusent ainsi un recul de 5%, entraînées par le repli des bières de luxe (-12%) et bières spéciales (-7%) que la bonne dynamique des bières de spécialité comme les bières d'abbaye, aromatisées et blanches (+3%), panachés (+3%) et sans alcool (+16%) ne fait qu'atténuer. » Même tendance pour whiskies, tequilas et vodkas  « avec des volumes en baisse de 6% sur les 4 premiers mois de l'année. Les liqueurs et spécialités sont à peine moins impactées (-4%). En revanche, le rhum (+2%), le gin (+3%) et la cachaça (+21%) sont à nouveau en progression, comme au début d'année 2014. » Plus étonnant encore : « les boissons sans alcool sont en baisse de 6% sur ce début d'année, certains segments sont même pénalisés par des baisses atteignant -9%, comme les colas et les sirops. Les jus et smoothies, avec une évolution de -7%, et les boissons aux fruits, avec -5%, sont également particulièrement touchés. » CGA-Nielsen s'est tourné vers les consommateurs pour tenter de comprendre ces chiffres.  « 62% des personnes interrogées ont bien le sentiment que les sorties de leur foyer ont été réduites lors du 1er semestre 2015 – un score d'autant plus fort que le foyer appartient aux classes modestes (69%), alors qu'il n'est que de 55% chez les ménages aisés.

Ces consommateurs évoquent presque tous (91%) des raisons économiques pour cette diminution des sorties. Trois quarts d'entre eux disent avoir baissé la fréquentation des bars, restaurants ou cafés au profit de soirées entre amis, chez soi ou chez les autres…  autant pour des raisons budgétaires que pour retrouver une plus grande convivialité. »  Les attentats de janvier n'ont pas, semble-t-il, modifié les comportements. « Seuls 13% des interviewés (l'enquête a été effectuée en juin) reconnaissent que les attentats ont freiné leurs sorties sur le 1er semestre. Pourtant, constate Benjamin Kuentz, directeur CGA-Nielsen France,  l'évolution mois par mois des débits de boissons révèle une nette rupture sur le tout début d'année. Janvier et février sont ainsi particulièrement négatifs, que ce soit pour les bières (respectivement -10% et - 7%), les soft-drinks (-10% et -5%), les eaux (-7% et -7%), ou encore les spiritueux (-10% et -6%) alors que mars et avril ont des tendances légèrement positives ou plus proche de 0. ». 

 

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