Baromètre Deloitte-In Extenso : les performances hôtelières dans le rouge à fin 2015

Publié le 03/02/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

conjoncture-licences4

Le recul de la fréquentation a été très sensible sur Paris et sur l'ensemble de l'Île-de-France. Le dernier mois de l'année a également été de mauvaise tenue sur le reste du territoire, mais il ne remet pas en cause les bonnes performances enregistrées jusque-là.

D'après le baromètre Deloitte-In Extenso, les effets des attentats du 13 novembre sur la fréquentation des hôtels en Île-de-France se sont cruellement fait sentir, même si la tenue de grands événements en novembre et décembre ont sans doute permis de limiter la dégradation. La fréquentation est en baisse dans la capitale mais également sur la grande majorité des départements franciliens, à l'exception des lieux ayant pu bénéficier pleinement des effets positifs de la COP 21. La plupart des hôteliers ont pris le parti de ne pas casser les prix. Les prix moyens, dans l'ensemble, se maintiennent sur la période et la baisse de fréquentation tire mécaniquement le RevPAR vers le bas. Avec plusieurs attentats et un été timide, notamment pour le milieu de gamme, Paris termine l'exercice 2015 avec recul assez marqué sur l'ensemble des catégories, l'hôtellerie haut de gamme étant la seule à parvenir à un quasi maintien du RevPAR.

L'hôtellerie haut de gamme en progression

Pour le reste des territoires, le constat sur décembre est plus ou moins identique. Sur la Côte d'Azur comme sur les autres régions, les RevPAR sont en recul, essentiellement sous l'effet du recul du prix moyen. Seule l'hôtellerie haut de gamme sur la Côte d'Azur, avec une hausse sensible de la fréquentation, voit son RevPAR progresser. Dans un sens comme dans l'autre, ces constats doivent être relativisés : d'une part parce que le mois de décembre 2014 avait été globalement positif pour la Côte d'Azur et la province, et d'autre part car décembre reste un mois relativement marginal en termes de fréquentation, en comparaison notamment avec les mois d'été. Les résultats positifs enregistrés jusque-là n'ont donc pas été remis en question par ceux de décembre. La Côte d'Azur enregistre des progressions de RevPAR (jusqu'à + 13,5 % pour la catégorie grand luxe), de même que la province. Enfin, l'hôtellerie super-économique a maintenu, tout au long de l'exercice, le parti pris de la progression des prix en compensation de la hausse de la TVA intervenue début 2014 - et qui n'avait pas été répercutée sur les tarifs. Dans un contexte de forte concurrence, il en résulte une baisse de fréquentation et un RevPAR en recul, à fin 2015, de 1 %.

 

  Actualités 2016