Numérique, surtaxation des contrats courts : Jean-Marc Ayrault reçoit les dirigeants du GNI

Publié le 02/05/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Didier Chenet, président du GNI et les présidents délégués du groupement, Claude Daumas et Philippe Quintana, ont été reçus en début de semaine dernière par le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault. Un point d'étape nécessaire pour les dirigeants syndicaux.

La bataille menée contre les dérives du collaboratif a été le premier sujet abordé lors de cet entretien. Le GNI a une nouvelle fois réitéré sa position : « nous demandons au gouvernement d'obliger tout loueur d'un meublé de tourisme quel qu'il soit à se déclarer en marie et à cette occasion à justifier de sa capacité à présenter une telle offre soit par ce qu'il est le propriétaire du bien immobiliser concerné, soit parce qu'en tant que locataire il en a reçu l'autorisation par son propriétaire ». Pour les dirigeants syndicaux, le soutien officiel de la Maire de Paris obtenu la semaine dernière est la preuve qu'une régulation du système s'impose. Anne Hidalgo « partage les constats et préconisations » de la profession ont-ils rappelé. Le dispositif permettrait également d'avoir une photographie précise du parc des meublés de tourisme. L'organisation patronale est aussi revenue sur les différentes mesures qui pourraient rééquilibrer le débat. « Le projet de loi pour une République numérique actuellement débattu au Parlement offre une opportunité pour adapter la législation. L'objectif doit être de renforcer la transparence sans pour autant brider l'innovation. » Autre dossier évoqué : la possible taxation des CDD par le projet de loi El Khomri, qui va à l'inverse des objectifs du tourisme. "Cela n'aura aucun autre effet que d'augmenter encore le coût du travail ce qui est déjà en soi une hérésie". Le GNI s'est clairement prononcé au passage contre « toute idée d'automaticité de reconduction des CDD saisonnier ». Les nouvelles modalités de garantie financière que doivent produire les professionnels proposant des forfaits à leurs clients va également à contrario du dynamisme demandé aux petites entreprises.  « Le déplafonnement de la garantie financière imposé aux professionnels des HCR comme s'ils étaient des agences de voyages, a fait exploser les coûts de cette garantie et conduit des professionnels à renoncer à ces forfaits. Autrement dit, le tourisme français se tire une balle dans le pied ! ».. 

 

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