La Charte de la vie nocturne de Lyon fête ses 10 ans et ses quelque 150 établissements chartés

Publié le 11/05/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

professionnel-licences4Lyon a été élue l'an dernier Ville nocturne française par les professionnels de la nuit. Cette semaine, la capitale du Rhône a célébré les dix ans de sa Charte pour la qualité de vie nocturne. La démarche –tripartite : ville, Etat et établissements de nuit – s'est donnée pour objectif de concilier animation, distraction, tranquillité publique et sécurité. Pierre Chambon, président de l'Umih Nuit du Rhône, explique son succès. « Si Lyon est devenue en dix ans la ville festive et nocturne, la plus dynamique de France, c'est avant tout le fruit du professionnalisme des acteurs de la nuit, de leur créativité, de l'offre exceptionnellement riche et uniformément répartie sur touts les quartiers. Ce tableau idyllique n'a pas toujours été notre quotidien, rappelle le professionnel. La volonté politique et la collaboration de plus en plus forte entre les organisations professionnelles et les institutions ont été le facteur incontestable de cette réussite. Et la Charte de la vie nocturne en est le principal outil. » C Co-signée par les établissements ouverts la nuit (bars, pubs, salles de spectacles, discothèques et restaurants grande licence), elle établit un certain nombre de règles mais aussi "un cadre d'échanges, de dialogue et de concertation", constituant un engagement auquel tout le monde participe. « Validée par le Préfet de région, elle ne substitue pas aux lois et textes en vigueur, mais vient se superposer à la règlementation existante » expliquent ses auteurs. Les établissements qui souhaitent intégrer le processus sont sous soumis à un comité d'adhésion, présidé par le Marie et dans lequel siègent les syndicats. Une cellule de concertation, qui se réunit tous les mois,  a été lancée en 2013 pour assurer un suivi collégial des établissements et l'arbitrage des demandes de dérogation. Le nombre d'établissements labellisés a connu depuis une importante progression : ils étaient 86 en 2013, 112 en 2014.  En 2016, près de 150 établissements ont obtenu le satisfecit (83% des demandes). Ce dispositif, ajoute Pierre Chambon, « nous permet d'intervenir au quotidien pour défendre au mieux les intérêts de la profession dans son ensemble, dans des conditions d'équité et de sérénité indispensables au développement des entreprises. » 

 

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