L'Umih demande plus de souplesse dans la mise en oeuvre du décret plage

Publié le 02/06/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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La première convention nationale des plagistes, organisée par le syndicat, a abouti à l'adoption d'une motion commune concernant l'adaptation de ce décret.

Thierry Grégoire, président de l'Umih Saisonniers en charge du dossier, avait fixé trois objectifs à cette convention : sensibiliser l'opinion publique, interpeller les élus et faire bouger certains points du décret plage. "En l'état actuel, le décret plage entraînerait la disparition de plus de 2 000 emplois sur le territoire national, a-t-il rappelé. Nous attendons une prise de conscience collective sur les conséquences économiques et sociales et sur le risque de disparition de cette activité balnéaire."

Un discours appuyé par Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur : "Les mesures du décret plage sont en train de faire des ravages. L'économie touristique en Paca dépend fortement de la mer et de la montagne, les plagistes font que notre destination est l'une des plus prisées. En Méditerranée, les plagistes pèsent 700 M€ et représentent 10 000 emplois. Réduire leur surface d'accueil c'est prononcer la mort d'une activité touristique essentielle." 

Le président de région a apporté son soutien à l'Umih et aux plagistes, en inscrivant le problème du décret plage à l'ordre du jour du congrès des maires de France et en demandant une délibération régionale en commission plénière le 24 juin pour amender le décret. 

Une motion commune votée à l'unanimité

Au terme de deux jours de convention, l'Umih a proposé une motion commune qui a été adoptée à l'unanimité par les exploitants de plage, demandant plus de souplesse dans la mise en oeuvre du décret, afin de concilier les activités économiques et les impératifs liés au domaine public maritime. 

Cette motion demande que la règle des 20 % d'occupation des plages concerne en linéaire l'ensemble des plages de la commune ou de la communauté des communes, et non plus chaque anse. Concernant la démontabilité annuelle, l'Umih souhaite que les établissements soient  démontés uniquement en fin de concession et que les établissements situés en zone naturelle remarquable ou en zone urbaine puissent obtenir des dérogations. Enfin, pour permettre les investissements, que la durée des concessions passe de 12 à 18 ans.

"Nous ne remettons pas en cause la Loi Littoral, mais les établissements de plage, concernés par la protection de l'environnement et du littoral, ont besoin d'une réglementation adaptée qui prenne en compte les spécificités des façades maritimes et des communes."

Une pétition va être mise à disposition des clients dans tous les établissements de plage de France. 

 

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