Euro 2016 : un bilan légèrement décevant à Marseille

Publié le 21/07/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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D'après les premières estimations, la cite phocéenne a bien tiré son épingle du jeu, sans toutefois atteindre les scores de 1998.

Avec l'Euro 2016, Marseille a-t-elle fait carton plein ? Selon une étude commandée par l'UEFA et menée par le Centre de droit et d'économie du sport, basé à Limoges (Haute-Vienne), la cité phocéenne et sa région pouvaient espérer plus de 180 M€ de retombées économiques, dont plus de 20 M€ pour la fan zone. 

Au total, 365 750 visiteurs ont assisté aux six matchs au Vélodrome, et 750 000 personnes ont fréquenté la fan zone. "Tous les hôtels étaient complets pour le match Angleterre-Russie ainsi que pour la demi-finale France-Allemagne", a précisé le maire, Jean-Claude Gaudin. Selon les chiffres de la mairie, "69 % des professionnels du tourisme de la région sont satisfaits du démarrage de la saison touristique" et "60 % de ces professionnels font état d'un impact positif et réel de l'Euro". Les supporters étrangers et français se sont en effet déplacés en masse, et ce dans toutes les villes organisatrices. En un mois, le nombre de voyages en train pour Marseille a augmenté de 56 % selon la SNCF, tandis que l'aéroport de Marignane a accueilli plus de 787 000 passagers, soit un trafic en hausse de 3,3 % par rapport au mois de juin 2015.

Un taux d'occupation en baisse

De son côté, l'Umih 13 fait part d'un point de vue plus nuancé. Entre les premiers touristes et les congressistes, le mois de juin est en général le meilleur de l'année pour Marseille, avec un taux d'occupation de 90 %. Or, cette année, il se limiterait à 84 %. "Les professionnels de l'hôtellerie sont un peu déçus. À cause de l'Euro, il n'y a pas eu de congrès pendant la période. De plus, les touristes ont entendu dire que les hôtels étaient chers et complets, ce qui les a dissuadés. Il y avait donc du monde les jours de match et souvent la veille, mais pas forcément le reste du temps. En revanche, les prix moyens, supérieurs à un mois de juin normal, ont permis de compenser ces taux d'occupation à la baisse", souligne Alain Paulin, président de l'Umih 13. Le revenu par chambre disponible, soit le ratio entre le taux d'occupation et le prix moyen payé, a ainsi augmenté de 40 % dans la cité phocéenne pendant la compétition. 

Si les bars et pubs autour du Vieux Port ont dans l'ensemble bien fonctionné, les restaurants du centre-ville "ont un peu perdu de la clientèle marseillaise qui a eu peur d'aller en centre-ville" après les incidents violents survenus le 11 juin, en marge du match Angleterre-Russie. Bref, "dans l'ensemble, cela s'est bien passé mais ce n'était pas non plus la folie de 1998, estime Alain Paulin. Les retombées se calculeront sur le long terme".

 

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