Fête de la gastronomie : pleins feux sur les cuisines populaires

Publié le 14/09/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

professionnel-licences4La Fête de la Gastronomie aura lieu du 23 au 25 septembre. Son parrain, Eric Roux, est un fervent défenseur des cuisines populaires, thème retenu pour cette sixième édition. Lundi 12 septembre, ces fameuses cuisines populaires ont fait l'objet d'un colloque, présidé par la Secrétaire d'Etat chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie solidaire, Martine Pinville.A J -6, près de 6000 événements étaient référencés sur le site de la Fête de la Gastronomie. Le thème retenu cette année porte sur les Cuisines populaires, qui étaient au coeur d'un colloque organisé en début de semaine à Bercy. « Ces cuisines sont riches et complexes, à l'image des produits, métiers et filières qui font la diversité de la gastronomie française. Outre leur impact fort dans notre culture et identité elles participent au rayonnement économique et touristique. Bien plus qu'un débat, cette initiative s'inscrit dans une dynamique nationale et gouvernementale de promotion et de compréhension de la gastronomie française » résume Sophie Mise, commissaire de la Fête. Trois tables rondes se sont succédé dont l'une était consacrée aux cuisines populaires en restauration. Pour les intervenants, qu'ils soient issus de la cuisine collective ou traditionnelle, la notion est indissociable du produit frais, simple et pas cher mais bon, parce que de saison. Ce n'est pas une boîte de conserve qu'on ouvre mais du bon sens, une volonté de faire mieux en renouant avec des gestes ancestraux, le partage de traditions et de savoir-faire. C'est, dans le Jura, une cantine scolaire qui fait de la purée avec des pommes de terre et du lait cru achetés aux producteurs locaux. Pour l'école Cuisines Mode d'Emploi, permettre à des personnes très éloignées de l'emploi d'apprendre les bases de la cuisine et pouvoir se réinsérer dans la société. Pour des restaurateurs issus de la haute gastronomie de faire partager leur passion de la cuisine à un plus grand nombre, en cherchant des solutions d'hébergement différents qui permettent de réduite le prix de vente (installation dans une résidence, avec mutualisation des coûts) ou en jouant sur les volumes. La question du prix s'invite inévitablement au tour de table. Pour l'entreprise, rester viable est impératif. A chaque fois, la transformation du produit est un avantage. Ne pas jeter, accommoder les restes tout en donnant du plaisir. C'est possible si c'est un choix car les cuisines populaires ont besoin de petites mains, au sens noble du terme. C'est un partage, quelque chose de convivial et d'accessible, qui ne peut s'exempter du plaisir de cuisiner.  

 

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