Jean-Marc Ayrault, rassurant, lors de la 2ème Conférence annuelle du tourisme

Publié le 18/11/2016 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

professionnel-licences4Les conditions de la 2ème Conférence annuelle du tourisme sont très différentes de la première édition. En octobre 2015, tous les indicateurs étaient à la hausse, en novembre 2016, l'échiquier n'a plus rien à voir. La réunion qui s'est tenue hier au Quai d'Orsay sous l'égide du ministre des affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault, avait un double objectif : faire le point sur les quatre chantiers arrêtés l'an dernier : l'accueil, l'investissement, la formation et le numérique. Et « tracer les nouvelles perspectives ». Jean-Marc Ayrault s'est voulu optimiste. « L'image de la France est toujours attractive » et la barre fixée de 100 millions de touristes en 2020 reste dans la visée à deux conditions : « jouer collectif » et « envoyer des messages positifs ». Les acteurs de la filière en sont conscients, constate Jean-Marc Ayrault qui a rappelé l'engagement de l'Etat dans la promotion du tourisme à l'étranger, en Chine et au Japon notamment. Il est également revenu sur les dispositifs annoncés lors du Comité interministériel du tourisme qui s'est tenu récemment à Matignon, mettant l'accent sur les nouvelles mesures prises en faveur de la sécurité des touristes en France. Pour lui, il est impératif aussi de bien informer le touriste. Cette information doit commencer « dès son départ » et se poursuivre « jusqu'à son retour ». Facilité l'accès aux territoires, notamment par des liaisons aériennes, s'avère également nécessaire, tout comme le déploiement des contrats de destination : deux nouveaux vont être signés, Mont-Blanc et Côte d'Azur. Il ne faut toutefois pas considérer la « destination France comme acquise » estime-t-il. Pour maintenir le cap, seules des « actions main dans la main de tous les acteurs » seront aujourd'hui porteuses. Les organisations professionnelles présentes, Umih, GNC et GNI, ont annoncé à cette occasion la signature d'une charte destinée à convaincre les hôteliers d'assouplir leurs conditions de réservation et d'annulation. Roland Héguy, président confédéral de l'Umih, est toutefois resté sur sa faim au terme de cette réunion. « Le plan d'actions et les moyens alloués ne sont pas à la hauteur de la contribution de notre secteur à l'économie nationale. Le tourisme n'est pas que l'affaire des professionnels, tous les Français sont concernés en participant au quotidien à l'accueil des touristes et ainsi à la promotion de la destination France » a-t-il déclaré. En revanche, le message de Didier Chenet, président du GNI, était plus optimiste : « Il y a des moyens alloués que nous venons de découvrir et qui sont intéressants. Le principe aussi d'un portail national du tourisme, dans lequel les tour-opérateurs comme le voyageur individuel pourront s'informer sur toutes les animations qui auront lieu en France me paraît une excellence chose. Il faut donner aux gens envie de venir et pour ça il faut qu'ils aient les moyens de s'informer. » Un enthousiasme qui s'arrête toutefois au chapitre investissements : « la Loi Montagne prévoit des mesures favorables à la rénovation des meublés touristiques, pas aux hôtels. Ce qui est absolument inacceptable ».

 

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