Braderie de Lille : un bilan plutôt satisfaisant pour cette édition du renouveau pour les restaurateurs

Publié le 19/09/2017 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Moins de moules-frites, pas de stands de restauration sauvage ou extérieur, mais du monde quand même et une sécurité assurée : la braderie nouvelle version est plutôt un bon cru pour les restaurateurs.

Pour la dernière édition de la braderie de Lille (Nord), "on a retrouvé nos chiffres de 2015", assure Frédérique Lévèque, responsable de trois brasseries du centre touristique, mais aussi des trois food-trucks et des deux bars aménagés place Rihour. Même son de cloche positif pour les bars (Morel, Le Beffroi) et la brasserie Lille-Opéra, dans le vieux Lille : "On n'a pas désempli, c'était un bon cru pour cette nouvelle forme de braderie", confirme Olivier Lejeune, leur dirigeant, ravi. Rue de Gand, "la rue des restaurants", le Broc a fait le plein, tout comme son homonyme de la rue de Béthune. Place de la Treille, les rangs de table et bancs ne sont jamais restées vides. 

C'est l'une des nouveautés de cette braderie revisitée et au périmètre réduit :  la ville était à nouveau aux mains des commerçants et restaurateurs lillois. Finis les vendeurs de kebabs, pizzas et autres produits de street-food plutôt bas de gamme, extérieurs à la commune. Avec pour conséquence "un bon respect des règles d'hygiène par les restaurateurs de Lille et l'amélioration des conditions de préparation des denrées sur les stands", d'après la direction départementale de la protection des populations.

Moins de moules et plus de cuisine régionale

Même si la fréquentation n'a pas battu des records cette année, les visiteurs étrangers -  frontaliers surtout - étaient bien là. Est-ce parce qu'il n'y avait pas de tas géants de moules (interdits cette année) qu'ils en ont moins mangé ?! "Nos clients veulent aussi goûter à la cuisine régionale. Nous les avons écoutés en conservant 80 % de nos cartes habituelles, avec succès", raconte Frédérique Lévèque. Mais la tradition a été maintenue, surtout par les Nordistes. 

"On a vendu 100 tonnes de moules, comme en 2015, confirme Benjamin Nadeau, directeur de Metro à Lomme. Les moules de bouchot du Mont-Saint-Michel continuent à augmenter et représentent 35 % des ventes par rapport à celles de Hollande. La tendance au qualitatif se confirme." Tandis que de nombreux établissements plus haut de gamme ont continué à ne pas ouvrir ou à ne rien changer, Florent Ladeyn a ouvert son Bleompot tout le week-end, en proposant un cornet de frites sauce moules et sa bière pour 5 €, soit 9 € de moins que les plats de moules-frites (et sans la bière !), avec des parties et jeux de cartes et un loto. Une formule bien rodée qui cartonne. La file d'attente n'a pas cessé tout le week-end. L'esprit braderie était bien là.

 

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