L'Umih Berry en lutte contre les meublés touristiques

Publié le 25/10/2017 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Les professionnels du Cher et de l'Indre veulent mobiliser les maires pour réguler les locations de courte durée.

Deux présidents confédéraux étaient venus apporter leur soutien à Véronique Gaulon, lors de l'assemblée de l'Umih Berry à Bourges (Cher) : Laurent Duc, pour l'hôtellerie et Laurent Lutse pour les cafés-brasseries. Certes, la conjoncture n'est pas totalement défavorable : le nombre d'adhérents est orienté à la hausse, dans l'hôtellerie, le taux d'occupation se maintient : 56,3 % pour le Cher et 52,5 % pour l'Indre. 

Certes, le Berry s'estime encore mal entendu par les instances régionales "qui n'en ont que pour le Val de Loire et ses châteaux". Mais des avancées sont enregistrées avec la définition d'une charte qualité apprentissage portée par la région, la CCI et les professionnels. De plus, deux sections vont ouvrir au CFA  de Châteauroux tandis que l'Umih se mobilise pour la réouverture de la mention complémentaire sommellerie à Bourges. 

Pourtant Véronique Gaulon a poussé "deux coups de gueule" : l'un contre les difficultés de recrutement, l'autre contre la désaffection pour les métiers de l'hôtellerie. "La saison 2016 aurait pu être excellente, elle n'a été que bonne car souvent nous avons dû refuser des clients pour cause de manque de personnel", affirme-t-elle. 

Mais c'est surtout l'explosion des meublés touristiques qui mobilise l'Umih Berry. Bourges compte ainsi 546 chambres d'hôtels mais 280 offres Airbnb et 464 offres dans le Cher. L'Umih va donc mobiliser les maires pour qu'ils appliquent la nouvelle réglementation sur le 'short renting' et tout faire pour démontrer que cette pratique "est tout sauf une économie collaborative".

 

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