Le GNI et l'AHTOP refusent « la Taxe Pecresse »

Publié le 06/02/2018 par Daniel DUDREUIL :: Cabinet Licences 4

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Le GNI et l’AHTOP réagissent vivement à la proposition de Valérie Pecresse d’instaurer une nouvelle taxe de séjour additionnelle afin de financer les surcoûts des travaux du Grand Paris.

La Présidente de Région a indiqué en effet vouloir instaurer « une petite taxe additionnelle de 2 ou 3 euros » afin de trouver 150 millions d’euros supplémentaires par an pour financer les surcoûts du futur métro du Grand Paris.

C’est inacceptable, nos entreprises croulent sous les charges et l’on veut encore nous faire payer plus ! a déclaré Didier Chenet, Président du GNI, le Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie & de la Restauration. « A chaque fois que les dépenses publiques dérapent, on nous sert la même rengaine : faire payer nos entreprises pour éponger la gabegie des pouvoirs publics ! C’est insupportable. Nous ne nous laisserons pas faire ! »

Déjà en 2014, rappelle le Président du GNI, le Président, de l’époque, de la Région Ile de France avait eu cette mauvaise idée. A l’époque cette « Taxe Huchon », déjà fixée à 2 euro, devait rapporter 40 millions par an. Aujourd’hui, avec ce même projet de taxe à 2 euros, Valérie Pecresse promet, elle, 150 millions d’euros de recettes ! Cela n’est vraiment pas sérieux !

Et Didier Chenet de poursuivre, « cette taxe est une très mauvaise idée. D’abord parce que je ne crois pas une seconde au fléchage budgétaire de ses recettes. On veut nous refaire le coup de la vignette auto ! On sait comment cela se termine, nous ne sommes pas dupes !»

Jean-Bernard Falco continue en expliquant « que ce sont bien nos entreprises qui devraient la supporter. Les contrats que passent nos hôtels avec les tours opérateurs sont clairs, les prix sont fixes, aux hôtels de payer les taxes qui viennent s’ajouter. »

Enfin, pour Didier Chenet, « cette taxe serait un coup porté à la destination France ! Alors que le gouvernement mise sur le tourisme pour en faire un moteur de notre croissance économique, nous ne pouvons pas accepter une taxe supplémentaire qui viendrait mettre à mal la compétitivité de nos établissements sur le marché mondial du tourisme. 

Rendez-vous compte, 2 euros, pour un hotel économique c’est énorme ! Cela peut représenter plus de 6% d’augmentation sur le prix du séjour.  Pour des touristes comme les chinois, c’est rédhibitoire. Avec ce type de taxe, on va pousser les touristes vers des solutions alternatives comme les meublés de tourisme dont chacun s’accorde à dire qu’ils continuent d’échapper à notre fiscalité, voir vers d’autres destinations !  

J’appelle la Présidente de Région à la raison, nous n’accepterons pas la Taxe Pecresse ! »

 

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